Année Lagarce 2007 - Jean-Luc Lagarce

Acte I


sept > déc 2006

Spectacles

 

La Cantatrice chauve

reprise

de Eugène Ionesco

mise en scène Jean-Luc Lagarce

reprise septembre 2006 à mars 2007

Reprise du spectacle créé en 1991 avec les mêmes acteurs et techniciens, une manière vivante de découvrir (ou redécouvrir) le metteur en scène Jean-Luc Lagarce. 1957, année de naissance de Lagarce, est aussi celle de la reprise de La Cantatrice chauve à la Huchette… et c’est ce texte qui lui a inspiré une de ses premières pièces, Erreur de construction.

À l’occasion de cette Année (…) Lagarce, nous nous sommes posé la question, bien évidemment, de comment évoquer le metteur en scène qu’il a été, son univers, sa particularité… Listes d’intentions, photographies (Traces incertaines), extraits vidéos (rares) ne sont que des traces de souvenirs mais assez loin de la réalité vivante du théâtre.
Et face à l’évidence – le spectacle n’est que chaque soir la présence des acteurs en représentation – est née cette idée, la plus simple, de se retrouver, acteurs et techniciens de cette aventure théâtrale, pour re-jouer La Cantatrice chauve.

Pourquoi La Cantatrice chauve me direz-vous ? La liste des « bonnes raisons » serait longue, mais cette pièce, si mal aimée du théâtre français, est une pièce fondatrice pour le théâtre de Jean-Luc Lagarce, ses premiers textes en sont très inspirés (La Bonne de chez Ducatel et surtout Erreur de construction) et depuis 1979 l’envie de la mettre en scène était là. Jean-Luc Lagarce revendiquait, tout particulièrement pour cette pièce, cet exercice de « mettre en scène » et ce « bonheur » de rencontrer le grand public… La Cantatrice chauve, c’est aussi une pièce où la notion d’âge des personnages est toute relative, ce qui permet aux acteurs de ne pas friser le ridicule en reprenant un rôle quinze années plus tard, rôle dont chacun semble avoir un grand souvenir et que nous avons joué plus de 100 fois.

Loin des retransmissions figées, il nous faut interroger la représentation et son statut face au temps. Sommes-nous, acteurs et techniciens, dépositaires d’une œuvre de création ? Pouvons-nous, avec notre expérience de plateau, reprendre un spectacle en l’absence du metteur en scène ? Sans trahir l’esprit de la création.

François Berreur, septembre 2005

 
 

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